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 Fouilles du Tramway - Ligne 3 - Commencée mi-avril, la première fouille urbaine menée dans le sud de la France par OA s'est terminée fin juillet. Cette fouille a mobilisé un effectif moyen de 10 personnes qui ont œuvré sous la direction de Ben Ford. Elle s'est développée sur 6 secteurs aux surfaces variant entre 54 et 280 m². Ce projet présentait pour principale caractéristique de reposer non pas sur un diagnostic préalable mais sur une évaluation historique du potentiel archéologique des différents secteurs. Le Secteur 1, place Saint-Denis, était "potentiellement" situé à l'emplacement de l'enceinte d'un des faubourgs médiévaux accolé à la ville mais devait également empiéter sur plusieurs établissements religieux et leurs cimetières. Les Secteurs 2 à 4 se développaient le long de l'ancien tracé d'un chemin majeur dans l'organisation du territoire montpelliérain (aujourd'hui rue du Faubourg de la Saunerie), bordé de plusieurs monastères et traversant un quartier accueillant diverses activités artisanales. Place E. Adam, le Secteur 5 se situait dans l'axe de la porte sud de l'enceinte médiévale de la cité et devait "potentiellement" recéler les vestiges d'ouvrages défensifs avancés. Le Secteur 6 était "potentiellement" implanté sur le tracé de l'ancien fossé de la ville.  L'équipe d'OA a assuré une fouille de qualité, efficace et pertinente, dont les découvertes vont assurément permettre de réajuster la vision historique de ce secteur de Montpellier et notamment l'évolution de son système défensif entre Moyen Âge et époque moderne. Le plus ancien niveau d'occupation, reconnu à l'est du Secteur 6, pourrait avoir été associé à des structures contenant du mobilier céramique datant de l'époque gallo-romaine mais leurs limites sont restées indéterminées. Des sondages profonds réalisés dans ce même secteur ont permis d'identifier des séquences sédimentaires attestant de période d'abandon, d'alluvionnements saisonniers et de remblaiements pouvant résulter de terrassements entrepris à proximité. Les vestiges pouvant d'ores et déjà être associés à l'époque médiévale sont : des sols de jardins (S 6 : XIIe-XIIIe siècle) ; une portion d'enceinte et accès au faubourg de la Saunerie (S1 ; XIIIe s. ?) (ill. 3) ; un alignement de façades (S4 : XIIIe-XVe s.) (ill. 4) et plusieurs niveaux de circulation dont une voie constituée d'une calade (S3, 4 et 5 : XVes. ?) (ill. 2 et 5).   D'autres vestiges pourraient témoigner de cette période mais leur datation reste à ce jour à confirmer. Il s'agit notamment d'un passage à gué (S3) (ill. 5), d'une fosse et d'un niveau de circulation découverts à l'ouest du Secteur 6 ; des remblaies attestant d'activités artisanales voisines (S1 : forge ? ; S5 : boucherie ?) ou encore d'un fossé orienté sud-nord reconnu en Secteurs 5 et 4. De même, plusieurs tranchées de récupération attestent indirectement de constructions antérieures à l'époque moderne (S6 : mur de contre-escarpe du fossé de la ville - XIIIe s. ; S5 : mur méridional du bastion fin XVe-début XVIe s.). L'époque moderne est essentiellement représentée par des vestiges associables à la mise en défense de la ville par la création d'un bastion, englobant celui de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle, au début du XVIIe siècle. Ces témoins consistent en de rares sections de maçonneries de défense (S4) ou soubassements d'immeubles (S5 et 6), en plusieurs niveaux de circulation (S6) mais surtout en différents creusements associés à d'importantes levées de terre (S4 et S3) (ill. 5). Mentionnée par les textes, l'auberge du Cheval Vert a été partiellement découverte en Secteur 1. Enfin, comme dans beaucoup de chantiers urbains, l'époque contemporaine a été largement représentée par l'ensemble des réseaux urbains, abandonnés ou actifs, ayant recreusé les sous-sols mais également par un puits et plusieurs aménagements de chaussée superposés (S1). |